J’ai quitté la Roumanie quand j’avais vingt-trois ans. J’ai pensé que je ne quittais que temporairement mon pays d’origine et mes racines culturelles, mais je me trompais, et huit ans après, je vis toujours à l’étranger, dans une sorte d’exil que je me suis imposé. Bien qu’artistiquement, j’aie exploré des voies inattendues et que j’aie tout accompli en vivant et en travaillant à l’étranger, mon passé roumain est contenu dans tout mon travail comme de fines traces, prenant la forme d’idées discrètes dans mes histoires, ou de références à une imagerie et à des valeurs culturelles.